S’éveiller à soi

Hier, j’ai eu la chance d’assister au Salon de l’Éveil, je m’y rendais de bonne heure parce que je voulais avoir la chance de voir les conférences de Marie-Josée Arel et de Martin Latulippe. Deux styles différents, deux messages très semblables; s’éveiller à soi, reconnaître qui nous sommes vraiment serait le secret du bonheur et d’une vie remplie de sens.

Mais attention, le chemin de la découverte de soi peut être ardu. D’abord, il faut le trouver ce vrai soi et ensuite il faut l’assumer. Pas facile quand toutes nos peurs viendront certainement tester nos nouvelles convictions. Suis-je capable d’être assez forte pour être cette personne, est-ce que je vais me laisser décourager par toutes les personnes de mon entourage que j’insécurise avec ma démarche, j’en ai déjà parlé ici, est-ce que je vais me donner la permission à l’imperfection, comme le disait Martin.

La base serait d’identifier nos forces et bâtir sur celles-ci. Je vous parle souvent d’un petit pas à la fois, mais Martin avait une image encore plus claire; est-ce que vous allez faire 1000 choses une seule fois parce que c’est trop difficile ou vous allez faire une chose 1000 fois et faire une différence dans votre vie.

Je dois confier que je suis du genre à certainement faire 1000 choses, je suis comme ça. J’ai des tonnes de «choses» qui m’intéressent, c’est vrai, c’est difficile pour moi d’en choisir une. Mon cerveau n’aime pas non plus faire toujours la même chose, c’est compliqué à gérer. Ce qui semble fonctionner pour moi est de me commettre à des objectifs bien précis. Mais vous l’aurez deviné, je n’aime pas me soumettre non plus à être obligé de faire quelque chose.

J’ai compris que dans ma routine, je dois me laisser de la place pour faire un peu de tout. L’important est de réduire ce nombre de «choses». J’ai aussi appris que je dois être en mesure de quantifier mes actions, il faut avouer que d’être en mesure de mesurer quelque chose est une grande source de motivation à répéter l’action, non?

En me promenant dans la salle d’exposants par la suite, j’ai aussi croisé des gens extraordinaires, dont ma super prof de Yoga Anita Chénier, qui donnait même une conférence. Ça n’a pas été long pour qu’elle me rappelle que j’avais de la difficulté à garder mes engagements envers moi-même. Je l’adore, elle sait me lire comme si c’était écrit dans mon front et ainsi me donner la vérité. Allez la visiter à son centre, mais je vous le dis d’avance, laissez vos excuses à la porte parce qu’elle n’aura pas de sympathie. Ça fait longtemps qu’Anita a compris l’essence de la vie, vous êtes en vie. POINT. Soyez reconnaissants. Elle est la petite voix dans ma tête qui me dit de me calmer, de me centrer et de continuer.

J’ai aussi croisé deux super Mamans qui faisaient la promotion des produits Arbonne. C’est quand je jase avec d’autres Maman que je suis encore plus motivée à continuer avec Maman se cherche. Nous vivons toutes les mêmes questionnements, défis et je dirais les mêmes joies. Concilier l’équilibre entre la femme et la maman a toujours été important dans mon cheminement, mais je sais que là aussi, c’est un pas à la fois. Il est aussi important de reconnaître qu’il y a un temps pour chaque chose. Je suis de plus en plus déterminée à finir le livre de ma quête, je sens que les connexions qui me manquaient se sont faites!

J’étais aussi très emballée de rencontrer Marie-Ève Lamontagne, que je ne connaissais pas dans la vraie vie, mais que j’avais l’impression de la connaître parce que je la suis sur Facebook. J’étais curieuse de lui parler de son livre qui vient de sortir; Amour aller-retour, l’estime de soi est la clé. La page couverture est tellement belle, j’ai hâte de le lire. J’étais un moulin à paroles, c’est souvent comme ça quand je suis excitée. J’en ai profité pour lui demander conseil dans son expérience d’auteure, son meilleur était de lâcher prise. La patience n’a jamais été mon amie, mais je l’apprivoise de plus en plus. De toute façon, ai-je le choix?

Je peux vous dire que ma matinée a été très bénéfique à mon bien-être. Ce que je sais maintenant par contre est que je dois mettre en pratique toutes ces belles leçons, si je ne veux pas être aspirée dans le tourbillon de mon quotidien; malgré mon fils qui a un bon rhume, ma fille qui devait être accompagnée à une activité et mon Homme qui travaille encore beaucoup. Je comprends de plus en plus la notion de me fixer des objectifs réalistes qui font que je vis dans l’essence de qui je suis. Une fois qu’on s’éveille à soi, l’appel est trop puissant pour ne pas le suivre.

Leçon du jour; trouver le sens de sa vie passe par la connaissance de soi. Je dirais même, la reconnaissance de soi, donnera un sens à votre vie.

Bon cheminement 😉

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Merci à Marie-Josée Arel pour les billets d’entrée que j’ai gagné! 

 

J’ai écouté mon coeur

C’est la larme à l’œil que j’ai quitté mon travail vendredi dernier, le moment était venu d’écouter mon coeur. Comme la raison a lutté pour que je m’y accroche, elle aurait voulu être mieux rassurée que c’était la bonne décision. Je dois confier que moi aussi, j’aurais bien aimé avoir la certitude de mon choix, mais la seule conviction que j’avais était l’éclat de toutes les étincelles qui s’allumaient au fond de moi quand je pensais à entreprendre cette nouvelle aventure.

Je vous annonce donc qu’à partir de maintenant, je tente le tout pour le tout en me dédiant à mon écriture, plus précisément à écrire la suite de ma trilogie. J’ai aussi à cœur de réfléchir à la suite des choses pour Maman se cherche. J’ai la tête pleine d’idées et de projets, mais je dois prendre le temps de démêler le tout avant d’aller de l’avant. J’ai besoin de prendre un moment pour planifier parce qu’il paraît que de se fixer des objectifs est la meilleure façon d’y arriver.

Si vous me croisez dans les prochaines semaines et que je suis encore en pyjama l’après-midi, dites-vous que c’est une bonne journée pour moi. Je vais travailler sur mes projets comme si j’allais au bureau, mais la différence est que je serai chez moi. Pour moi, c’est un rêve. Mon Homme vous dirait que ça sera un beau rêve quand je pourrai gagner ma vie à nouveau, ça me motive encore plus à lui démontrer que de se suivre son coeur peut aussi nous permettre de payer des factures.

Je vous souhaite à toutes de pouvoir écouter votre coeur. N’allez pas nécessairement lâcher votre travail, laisser votre conjoint ou décider d’investir toutes vos économies sans réfléchir, parfois s’écouter, c’est juste de se faire de la place pour ce qui nous passionne vraiment ou du moins tenter de le découvrir. Avec des enfants, une famille, un chat, un chien et un lapin, on ne peut pas du jour au lendemain refuser de faire face à nos responsabilités, mais nous devons trouver le moyen de se respecter assez pour continuer d’évoluer, non?

J’ai travaillé fort depuis quelques années à tenter de trouver ma place, comme vous avez pu le lire dans mes billets, et même si je pense l’avoir trouvé, il me reste maintenant à la prendre. Parce que croyez-moi, ça dérange des gens heureux qui osent vivre leur vie hors normes. Je le vois dans les visages autour de moi quand j’annonce que j’ai décidé de me consacrer à mon écriture, on me regarde comme si j’avais fait une bêtise de quitter mon travail ou comme si j’étais une rêveuse, on se dit une chance qu’elle a un bon mari qui gagne bien sa vie. Je dois dire que j’ai l’habitude parce qu’être resté 10 ans à la maison à élever mes enfants, ça aussi c’était une idée folle pour plusieurs.

J’ai hâte de partager avec vous les hauts et les bas de cette aventure.

Leçon du jour; passion ne rime pas toujours avec raison.

Bon cheminement 😉

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L’équipement ne fait pas le moine

Il n’y a pas que les enfants qui étaient excités le matin de Noël cette année. Dans ma liste au Père Nicolas Noël, comme dirait mon fils, je souhaitais recevoir un ordinateur portable en dessous du sapin. J’ai longtemps hésité à m’en procurer un même si je considère que j’écris beaucoup, que ça serait pratique et pour plusieurs autres raisons. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Il est très facile de tomber dans le piège de vouloir que tout soit parfait avant de se lancer, et ce, dans la majorité de tout nouveau projet, passe-temps, sport, etc. Vous n’avez qu’à regarder autour de vous à cette période de l’année pour voir des amies s’équiper au maximum pour leur nouveau cours de peinture ou pour se mettre à la course. Pas une toile de peinte, pas un orteil mis dans la neige, mais elles sont toutes prêtes à le faire! Dans le meilleur des mondes, elles le feront et seront très fières d’être parfaitement équipées. Mais souvent ce n’est pas l’équipement qui vous fera avancer, encore moins accomplir vos nouveaux objectifs.

Je vous ai déjà parlé de mon cours de photo, la leçon de cette aventure était surtout de sortir de ma zone de confort, mais je l’ai aussi fait avec un appareil qui n’était pas tout à fait ce qui était nécessaire. Je dois confier que j’avais un petit malaise face à tous mes camarades, la pression était grande quand venait le moment de présenter mes photos. J’ai travaillé fort parce que je voulais être à la hauteur de mon cours, mais encore plus parce que je voulais que mes photos soient aussi bonnes que les autres malgré mon appareil.

Je dois avouer que c’était un risque. Mais ce que je tente d’expliquer est que c’est bien d’avoir l’équipement, mais de grâce NE VOUS EMPÊCHEZ PAS DE FAIRE QUELQUE CHOSE QUI VOUS INTÉRESSE PARCE QUE VOUS LE L’AVEZ PAS!

Dans cet univers de blogues et de blogueuses, je vois souvent des nouvelles venues qui sont victimes de ce même genre de problème. Elles voudraient que tout soit parfait avant de publier quoi que ce soit. Je suis presque tombé dans le piège avec ce blogue, j’étais loin d’être prête, mais j’ai reçu un conseil qui allait me faire passer par-dessus. On m’a fait comprendre qu’un blogue, c’est d’abord d’écrire, alors on m’a dit écrit, le reste viendra… Dans la blogosphère, le plus grand défi demeure d’écrire tout simplement. Le deuxième serait d’être lu, mais ça, c’est un tout autre sujet.

J’ai donc déballé mon ordinateur le matin de Noël venu. Pensez-vous que j’ai écrit plus depuis? NON. Je suis super excitée d’avoir cet outil pour m’aider, mais il n’écrira jamais à ma place. Il sera là comme les nouvelles espadrilles, la nouvelle caméra et tout l’arc-en-ciel des pots de peinture que toute et chacune nous nous procurons dans l’espoir que ça sera plus facile. Ça ne marche tout simplement pas comme ça.

Leçon du jour; ne vous empêchez jamais de passer à l’action parce que vous n’avez pas tout l’équipement nécessaire. Je pourrais aussi dire, équipée ou pas, passez à l’action.

Bon cheminement 😉

J’ai trouvé cette vidéo qui m’a fait penser à cette pensée du jour, Steve Harvey a publié un livre nommé Jump où il parle de l’idée de se lancer tout simplement quand nous voulons accomplir quelque chose. Son message ici est un préambule à ce livre. C’est en anglais mais ça vaut la peine de l’écouter si vous cherchez de la motivation avec ce qui vous passionne dans la vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Leçon du jour pour les Mamans

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Parfois c’est long trouver exactement ce que nous cherchons dans la vie. Et croyez-moi, ce n’est pas parce qu’on l’a trouvé que le bonheur à tout jamais se manifeste comme par enchantement. Dans ma quête de Maman qui se cherche, j’en trouve des réponses, mais pour qu’elles fassent partie de moi, c’est un long cheminement qui commence.

J’avoue que je n’aime pas beaucoup vous dire le mot long parce que dans cette vie, qui ne veut pas l’instantané; des repas déjà cuisinés, des enfants qui écoutent du premier coup (écrivez-moi si ça existe!), le coup de foudre amoureux qui dure comme dans les films sans trop d’efforts, une maison toujours rangée et propre, être en forme en pensant que juste courir après nos enfants devrait être suffisant, avoir du succès dans nos projets parce que nos idées sont géniales, non?

Bien, non! Quand c’est trop beau pour être vrai, c’est souvent le cas. J’adore comme plusieurs croire aux solutions miracles, mais avec le temps j’ai découvert que des solutions, il y en a tout plein et le miracle, je l’ai aussi trouvé, c’est vous!

Il n’y a que vous qui puissiez être assez persévérante, déterminée et confiante pour vous lever tous les matins et mettre tout ce que ça prendra comme effort pour avoir ce que vous voulez. Personne ne le fera pour vous. Il se peut aussi que ça ne se fera pas comme vous l’imaginez, la vie se chargera de bien tester votre volonté, en vous mettant au défi, souvent plus que vous le souhaitez.

Je fais partie de ces personnes qui avaient souvent dans son vocabulaire des phrases comme; j’aimerais faire, mais je ne suis pas prête, je ne suis pas assez bonne, qu’est-ce qu’on va penser de moi, je dois me préparer encore plus, etc.

Vous savez quoi? Vous ne serez jamais assez prête si vous vous posez trop de questions. Passer à l’action ne tue pas, au contraire, ça vous donne de la vie. Ça allume l’étincelle au fond de vous qui brûlera de plus en plus fort pour vous faire avancer, mais surtout cheminer sur la route qui est la vôtre. Un pas à la fois, sans pensée magique, vous allez accomplir des choses que vous ne pensiez jamais réaliser.

Bref, je m’éparpille ce matin parce qu’à la base je voulais vous partager une nouveauté, qui a pris beaucoup plus de temps que prévu, plus d’un an, mais qui combine deux choses que j’aime beaucoup, je souhaite donc que vous aimiez ça aussi. J’en ai déjà parlé, mais j’aime les citations, l’idée de partager une leçon du jour à la fin de chacun de mes billets n’était pas prévue, c’est venu tout seul.

Je combine donc, comme je l’ai imaginé, des photos de fleurs que j’ai prises avec des leçons du jour en souhaitant qu’elles soient paratgées. Maman se cherche c’est d’abord de trouver ma place, mais c’est aussi un espoir de partager mon cheminement afin qu’il puisse peut être vous aider aussi à trouver la vôtre.

Leçon du jour; le miracle est en vous, mais ne se manifestera pas par magie.

Bon cheminement 😉

Croire aux signes

Vendredi dernier, je prends mon courage à deux mains et je me dis Angel, va au Salon du livre, va faire un tour pour te faire des contacts, voir ce qui se fait dans ton style et surtout va prendre un bon bain de foule parmi les auteurs qui s’y trouvent.

Comme vous le savez, j’ai écrit un livre. Dans mes rêves les plus fous, je serai au Salon du livre de Montréal en 2017 en tant qu’auteur. Je sais que c’est fou, mais ça fait longtemps que j’ai appris que celui qui ne rêve pas ne va certainement pas réaliser ses rêves.

Alors, me voilà, j’arrive par Métro, parce que je me dis j’habite à Laval et revenir un vendredi en pleine heure de pointe, ça n’a juste pas de sens. Pourquoi soumettre ma patience à ce genre de situation surtout quand j’ai un souper de filles prévu à 18h30 au Chez Lien du boul. Labelle, je salue en passant Titou, notre amie, qui nous accueille toujours avec son plus grand sourire. Allez la visiter et surtout profiter de ses généreuses portions, vous pouvez apporter votre vin en plus!

Je débarque station Bonaventure, je marche vers le salon. Dans ma tête, je suis encore à  me dire, franchement Angel, tu voulais venir en fin de semaine avec ta fille, pourquoi es-tu venue aujourd’hui toute seule quand personne n’était libre de t’accompagner? Je me dis, je veux un signe, un qui me prouve que je fais la bonne chose. Et quand je pense à la bonne chose, je me demande si je dois tout mettre dans la balance pour réaliser mon rêve de continuer à persévérer dans l’écriture.

J’emprunte enfin le long tunnel de briques qui mène au salon. Vous savez, ce genre de tunnel comme il en existe quelques-uns dans les espaces souterrains de Montréal, qui relient ce monde caché à la réalité qui se passe au-dessus. Ces tunnels qui présentent des musiciens, pas tous aussi talentueux les uns que les autres, mais où le son est si bon que nous pourrions nous arrêter un long moment pour profiter du spectacle. Quand je suis passé, c’est une chanson de Céline qui jouait! Plus précisément, My heart will go on du Titanic! Vous savez ce que ça veut dire? C’était mon signe livré sur un plateau d’argent. Vous savez pourquoi? Parce que dans ce premier roman, je parle de cette chanson, de ce film et plus précisément de la relation entre Rose et Jack.

Dans la vraie vie, je parle ici de la mienne, cette chanson a aussi joué un rôle très important dans ma relation amoureuse. Céline et le Titanic étaient présents quand j’ai rencontré l’homme de ma vie en décembre 1997 et croyez-moi, la passion était au rendez-vous autant qu’avec Rose et Jack même si l’amour allait devoir attendre un peu avant de triompher.

Alors quand j’arrive à quelques pas du salon et que j’entends cette chanson, j’ai les larmes aux yeux. C’est plus fort que moi, je dois sortir une pièce de mon portefeuille pour la remettre au musicien qui joue de sa flûte traversière. Je vis un moment hors réalité qui me parle juste à moi.

Je vous partage un extrait du roman, encore sans titre, qui confirme comment c’était un bon signe…

Il me laisse partir sans résistance. Je marche d’un pas décidé vers ma chambre, il ne me suit pas. J’ai Céline qui chante encore dans ma tête My heart will go on and on… Comment Rose a pu penser ça quand elle a perdu Jack, je sens que le mien, mon cœur, va s’arrêter d’un instant à l’autre.

N’arrêtez jamais de croire en vos rêves et si vous êtes comme moi, si vous avez besoin de signes, demandez-les parce qu’ils sont tout autour de vous.

Leçon du jour; les hasards de la vie sont souvent l’espoir dont nous avons besoin pour continuer d’avancer.

Bon cheminement 😉

 

 

Maman se cherche à 1 an

Il s’en est passé des choses en un an autour de moi. Ça fait quelques jours que j’en fais le bilan et je dois confier que je suis assez fière de moi. Je ne me le dis pas souvent, voir même rarement. Je suis du genre à m’en mettre toujours encore plus sur les épaules afin de m’assurer que je ne me rendrai jamais au bout de rien. C’est comme si j’avais peur de n’avoir rien à l’agenda. Comme si j’allais m’ennuyer si ma liste de choses à faire devait s’arrêter.

Quand j’ai commencé à réfléchir à la dernière année, je ne voyais que tout ce que je n’avais pas fait ici. Je ne voyais que tout ce que j’aurais aimé faire, mais qui n’avait pas été réalisé. J’étais incapable de voir que c’était quand même 85 billets écrits. Si je devais mettre le tout dans un livre, j’aurais déjà plus de la moitié en contenu. J’ai réalisé qu’avec tout ce que j’avais écrit dans le blogue, plus tout ce qui a été écrit depuis quelques années, mon livre Maman se cherche est déjà là.

Sur le coup, je me suis dit bien non, ça ne se peut pas, j’ai encore bien trop d’idées que je n’ai pas abordées. J’ai passé plusieurs heures à élaborer la table des matières que je voyais pour ce projet. Quand je la regarde aujourd’hui, il manque encore beaucoup de matière. Heureusement, j’ai eu un « déclic ». Peut-être que les autres sujets m’intéressent moins? Peut-être que j’avais juste plus à dire sur les sujets qui m’intéressent plus en ce moment?

C’est comme ça que j’ai décidé de tout revisiter. Même s’il a une petite partie de moi qui est un peu triste de changer ma vision, je dois confier que je suis soulagée. Je me sens plus libre. Je m’étais mis des balises, tel un dessin prêt à être colorié. Je ne voulais certainement pas laisser des parties blanches, je devais tout dessiner. Pas facile de laisser tomber un dessin déjà commencé, non?

La vie parfois ne nous présente pas exactement ce que nous avions souhaité, mais serait-ce possible qu’elle nous apporte exactement ce dont nous avions besoin? J’avais besoin de prendre du recul après plusieurs années dans cette aventure. En manquant de temps avec mon nouveau travail, j’étais certainement très frustrée de ne pas avancer plus ce projet, mais j’avais le nez tellement collé dessus que je ne le voyais plus. C’est comme si j’étais en mode « zoom », je ne voyais qu’une partie de mon travail. En ajustant mon appareil, j’ai vu l’ampleur de ce qui avait déjà été fait.

Je pensais aujourd’hui vous nommer les idées que j’ai gardé versus celles que je mets de côté pour le moment, mais ceci ferait un bien trop long billet alors je le ferai dans un autre. Par contre, je demeure ouverte à toutes vos suggestions. Qu’est-ce qui vous rejoint le plus sur Maman se cherche? Quels sujets vous intéressent moins?

Je me suis même questionné si je devais changer mon nom? J’ai en tête de créer un nouveau site qui serait axé sur tous les aspects qui m’intéressent le plus dans mon cheminement et qui résonnent les plus avec celles qui voudraient bien me suivre. Devenir une meilleure personne, ce n’est pas juste pour les Mamans, non? Quand j’aborderai les sujets, vous me direz ce que vous en pensez…

Je vous remercie d’avoir été là pendant cette année qui a été très importante pour moi. Je souhaite qu’il y ait eu des petites parcelles qui vous auront fait cheminer aussi. N’hésitez pas à partager ici ou sur Facebook, ça va me faire plaisir de savoir que je ne suis pas seule sur cette route.

Leçon du jour; le recul permet de regarder derrière afin de voir tout ce qui a déjà été accompli.

Bon cheminement 😉

J’ai 45 ans

J’ai hésité longtemps devant mon clavier avant de parler de cet anniversaire. Cette année, je ne voulais pas vieillir un an de plus. Je me regarde dans le miroir depuis quelque temps, je vois de plus en plus les signes des années qui passent qui se déposent sur moi. Je n’aime pas ça.

J’aime encore moins tout ce qui se passe dans mon corps depuis quelques années. Je vous épargne les détails de mon hypothyroïdie, mon intolérance au lactose et tous les autres petits maux qui sont venus envahir mon corps depuis le début de ma quarantaine.

Je sais que ce n’est qu’un chiffre, je sais que de vieillir c’est normal, je sais que je devrais me réjouir de ma vie, de ma sagesse, de mon expérience, de mes acquis et de tout ce que j’ai accompli. Je devrais être en paix.

Je tente par tous les moyens de me prendre en main en bougeant plus, en mangeant mieux et en gardant toujours mes meilleures habitudes de vie. Je me sens privilégiée de pouvoir prendre soin de moi, de tenter de vieillir en santé, mais j’aimerais mieux ne pas avoir ce fardeau de plus sur les épaules.

Je m’ennuie de vivre au jour le jour sans avoir à penser à prendre autant soin de moi. Je pouvais m’abandonner à tous mes projets, mes idées sans me soucier de comment allait réagir mon corps si je décidais de prendre un morceau de fromage. Je pouvais même en manger toute une fondue avec autant de pain que je voulais et même boire deux bouteilles de vin si j’en avais envie.  À 45 ans, vous allez me traîner aux urgences si je fais ça.

Je sais, vous n’avez jamais vu ce côté sombre de Maman se cherche, je le garde pour mes proches (je me trouve drôle!!!) mais la raison que j’ai décidée de vous en parler ce matin est que nous allons toutes passer par là. Vieillir est inévitable alors il faut décider de comment nous allons accueillir tous ces changements qui se manifesteront, qu’on le veuille ou non.

La bonne nouvelle est que j’ai décidé que je n’allais pas laisser ce chiffre me limiter plus qu’il se doit. Je vais continuer de tout faire ce que je peux pour être bien dans mon corps qui porte de plus en plus de vécu. Je vais aussi mettre mon énergie dans ce qui possible versus ce que j’aimerais que ça soit.

Pourtant personne tu le sais bien, ne repasse par sa jeunesse…

Il suffirait de presque rien, Serge Reggiani

Il y a plusieurs avantages au temps qui passe, aujourd’hui ce n’est pas ce que j’avais envie de partager. Je vous rassure, il y en a tout plein, je vous les communique déjà et continuerai de le faire.

Leçon du jour; parfois, il faut juste faire face à ce qui nous préoccupe pour mieux avancer. Je pourrais aussi dire; vieillir est un privilège.

Bon cheminement 😉