Maman se cherche à 1 an

Il s’en est passé des choses en un an autour de moi. Ça fait quelques jours que j’en fais le bilan et je dois confier que je suis assez fière de moi. Je ne me le dis pas souvent, voir même rarement. Je suis du genre à m’en mettre toujours encore plus sur les épaules afin de m’assurer que je ne me rendrai jamais au bout de rien. C’est comme si j’avais peur de n’avoir rien à l’agenda. Comme si j’allais m’ennuyer si ma liste de choses à faire devait s’arrêter.

Quand j’ai commencé à réfléchir à la dernière année, je ne voyais que tout ce que je n’avais pas fait ici. Je ne voyais que tout ce que j’aurais aimé faire, mais qui n’avait pas été réalisé. J’étais incapable de voir que c’était quand même 85 billets écrits. Si je devais mettre le tout dans un livre, j’aurais déjà plus de la moitié en contenu. J’ai réalisé qu’avec tout ce que j’avais écrit dans le blogue, plus tout ce qui a été écrit depuis quelques années, mon livre Maman se cherche est déjà là.

Sur le coup, je me suis dit bien non, ça ne se peut pas, j’ai encore bien trop d’idées que je n’ai pas abordées. J’ai passé plusieurs heures à élaborer la table des matières que je voyais pour ce projet. Quand je la regarde aujourd’hui, il manque encore beaucoup de matière. Heureusement, j’ai eu un « déclic ». Peut-être que les autres sujets m’intéressent moins? Peut-être que j’avais juste plus à dire sur les sujets qui m’intéressent plus en ce moment?

C’est comme ça que j’ai décidé de tout revisiter. Même s’il a une petite partie de moi qui est un peu triste de changer ma vision, je dois confier que je suis soulagée. Je me sens plus libre. Je m’étais mis des balises, tel un dessin prêt à être colorié. Je ne voulais certainement pas laisser des parties blanches, je devais tout dessiner. Pas facile de laisser tomber un dessin déjà commencé, non?

La vie parfois ne nous présente pas exactement ce que nous avions souhaité, mais serait-ce possible qu’elle nous apporte exactement ce dont nous avions besoin? J’avais besoin de prendre du recul après plusieurs années dans cette aventure. En manquant de temps avec mon nouveau travail, j’étais certainement très frustrée de ne pas avancer plus ce projet, mais j’avais le nez tellement collé dessus que je ne le voyais plus. C’est comme si j’étais en mode « zoom », je ne voyais qu’une partie de mon travail. En ajustant mon appareil, j’ai vu l’ampleur de ce qui avait déjà été fait.

Je pensais aujourd’hui vous nommer les idées que j’ai gardé versus celles que je mets de côté pour le moment, mais ceci ferait un bien trop long billet alors je le ferai dans un autre. Par contre, je demeure ouverte à toutes vos suggestions. Qu’est-ce qui vous rejoint le plus sur Maman se cherche? Quels sujets vous intéressent moins?

Je me suis même questionné si je devais changer mon nom? J’ai en tête de créer un nouveau site qui serait axé sur tous les aspects qui m’intéressent le plus dans mon cheminement et qui résonnent les plus avec celles qui voudraient bien me suivre. Devenir une meilleure personne, ce n’est pas juste pour les Mamans, non? Quand j’aborderai les sujets, vous me direz ce que vous en pensez…

Je vous remercie d’avoir été là pendant cette année qui a été très importante pour moi. Je souhaite qu’il y ait eu des petites parcelles qui vous auront fait cheminer aussi. N’hésitez pas à partager ici ou sur Facebook, ça va me faire plaisir de savoir que je ne suis pas seule sur cette route.

Leçon du jour; le recul permet de regarder derrière afin de voir tout ce qui a déjà été accompli.

Bon cheminement😉

J’ai 45 ans

J’ai hésité longtemps devant mon clavier avant de parler de cet anniversaire. Cette année, je ne voulais pas vieillir un an de plus. Je me regarde dans le miroir depuis quelque temps, je vois de plus en plus les signes des années qui passent qui se déposent sur moi. Je n’aime pas ça.

J’aime encore moins tout ce qui se passe dans mon corps depuis quelques années. Je vous épargne les détails de mon hypothyroïdie, mon intolérance au lactose et tous les autres petits maux qui sont venus envahir mon corps depuis le début de ma quarantaine.

Je sais que ce n’est qu’un chiffre, je sais que de vieillir c’est normal, je sais que je devrais me réjouir de ma vie, de ma sagesse, de mon expérience, de mes acquis et de tout ce que j’ai accompli. Je devrais être en paix.

Je tente par tous les moyens de me prendre en main en bougeant plus, en mangeant mieux et en gardant toujours mes meilleures habitudes de vie. Je me sens privilégiée de pouvoir prendre soin de moi, de tenter de vieillir en santé, mais j’aimerais mieux ne pas avoir ce fardeau de plus sur les épaules.

Je m’ennuie de vivre au jour le jour sans avoir à penser à prendre autant soin de moi. Je pouvais m’abandonner à tous mes projets, mes idées sans me soucier de comment allait réagir mon corps si je décidais de prendre un morceau de fromage. Je pouvais même en manger toute une fondue avec autant de pain que je voulais et même boire deux bouteilles de vin si j’en avais envie.  À 45 ans, vous allez me traîner aux urgences si je fais ça.

Je sais, vous n’avez jamais vu ce côté sombre de Maman se cherche, je le garde pour mes proches (je me trouve drôle!!!) mais la raison que j’ai décidée de vous en parler ce matin est que nous allons toutes passer par là. Vieillir est inévitable alors il faut décider de comment nous allons accueillir tous ces changements qui se manifesteront, qu’on le veuille ou non.

La bonne nouvelle est que j’ai décidé que je n’allais pas laisser ce chiffre me limiter plus qu’il se doit. Je vais continuer de tout faire ce que je peux pour être bien dans mon corps qui porte de plus en plus de vécu. Je vais aussi mettre mon énergie dans ce qui possible versus ce que j’aimerais que ça soit.

Pourtant personne tu le sais bien, ne repasse par sa jeunesse…

Il suffirait de presque rien, Serge Reggiani

Il y a plusieurs avantages au temps qui passe, aujourd’hui ce n’est pas ce que j’avais envie de partager. Je vous rassure, il y en a tout plein, je vous les communique déjà et continuerai de le faire.

Leçon du jour; parfois, il faut juste faire face à ce qui nous préoccupe pour mieux avancer. Je pourrais aussi dire; vieillir est un privilège.

Bon cheminement😉

J’ai écrit un roman en 9 semaines

J’aurais pu aussi nommer ce billet; écrire est nécessaire à ma survie. Si vous me suivez, vous savez que j’ai recommencé à travailler en novembre dernier, après 10 ans à la maison à être une Maman à temps plein pour mes deux trésors. Pendant ces années, j’ai commencé à me chercher en tentant par tous les moyens de trouver ma place en tant que femme et la Maman que j’étais devenue.

J’ai toujours lu beaucoup. Plus que tous les gens que je connais. J’imagine que de commencer à écrire allait de soi, on dit qu’il faut lire beaucoup pour écrire, non? C’est par amour de la lecture que je me suis mise à écrire. Je m’étais mise à lire TOUT sur comment nourrir ma famille et puisqu’un autre de mes besoins est d’aider, ça allait aussi de soi que je veuille partager tout ce que je découvrais.

Je dois aussi confier qu’avec deux jeunes enfants à la maison, j’avais besoin de m’évader un peu pour demeurer saine d’esprit. C’est l’écriture qui m’a permis de passer au travers mon quotidien. N’allez pas me lancer de tomates, j’étais une super Maman, une mère presque parfaite selon tous les livres sur la maternité que je lisais!!! mais la femme que j’étais ne se retrouvait plus, elle n’existait plus.

J’ai toujours eu besoin de créativité. Je crois que nous en avons tous besoin à différents niveaux ou du moins nous aurions tous intérêt à l’exploiter. La créativité est devenue le filon que me rattachait à qui j’étais vraiment. C’est avec du recul que je peux vous en témoigner parce quand ça s’est présenté, écrire n’était qu’une échappatoire, une petite pause de toutes mes responsabilités.

Peu à peu, sans m’en rendre compte, l’écriture est devenue une seconde nature. Un besoin viscéral. Quand je n’écrivais pas, je pensais à ce que j’allais écrire. Après quelques années à bloguer sur tout ce qui se passait dans ma cuisine, mon écriture m’a emmené dans une autre sphère de mes questionnements. C’est ainsi que l’idée de Maman se cherche est arrivée, mais j’avais décidé que ça serait un livre que j’écrirais au lieu d’un blogue. Je pensais que mon cheminement avait un début, un milieu et une fin.

Je peux vous confirmer qu’après presque quatre ans sur ce projet, qu’il n’y aura jamais de fin à mon cheminement. Il n’y a que la mort qui devrait arrêter toute personne de cheminer selon moi. Bien sûr avec le temps nous devenons plus sages, nous obtenons des réponses, nous savons de plus en plus qui nous sommes et ce que nous voulons, mais l’évolution ne s’arrête jamais. J’avais besoin de comprendre ça pour enfin terminer le livre que je voulais tellement écrire.

J’étais plus motivée que jamais à écrire quand j’ai reçu un appel pour un emploi que je ne pouvais pas refuser. Sur le coup, je me suis dit, pas de problème, je vais pouvoir continuer à écrire, je n’allais que travailler 20 heures semaines. Je n’avais pas réalisé que ma vie était déjà remplie à pleine capacité. Une Maman à la maison, ça a le don de justifier chacune des minutes de son temps en les commettants à mille et une occupations.

Malgré toute ma bonne volonté, j’écrivais de moins en moins bien que j’y pensais TOUT le temps.  Ça me rendait de mauvaise humeur. J’en voulais à l’univers, mais dans le fond je m’en voulais en moi-même. Comment ça que je ne pouvais pas trouver l’énergie, voir même la discipline pour faire ce que je savais était nécessaire à mon bien-être. Malgré que je sois spécialiste en planification, je suis tombée en mode de survie.

Je ne sais pas si c’est toutes mes frustrations, ou le temps qui a fait son chemin, mais à la fin du mois d’avril, après avoir travaillé pendant deux mois à temps plein (je vous épargne à quoi ressemblait ma vie), après avoir travaillé plus de 50 heures en quatre jours pour livrer un congrès à plus de 800 congressistes, je me suis assise pour écrire mon premier roman.

L’idée m’était venue exactement un an plus tôt. Je n’avais JAMAIS imaginé écrire un roman. Écrire ma vie, mes pensées, pas de problème. Écrire de la fiction, je ne pensais pas que j’avais assez d’imagination. Mais puisque ma créativité était en grand manque depuis plusieurs mois, elle m’a clouée à mon ordi, à toutes les minutes que j’avais de libre et ne m’a pas lâchée jusqu’à ce que j’écrive mon premier livre. Vous savez ce qu’il y a d’encore plus fou, c’est un roman d’amour très SEXY. Aucun lien avec tout ce que j’ai fait en écriture depuis mes débuts il y a six ans.

J’ai réalisé deux choses en écrivant ce livre. Premièrement, le moment parfait pour faire quelque chose n’arrivera jamais. Je connaissais cette leçon, mais de la vivre aussi intensément m’a démontré que la terre allait continuer de tourner même si je prenais du temps (que je pensais que je n’avais pas) pour écrire. Deuxièmement, écrire est devenu pour moi un besoin primaire que je dois reconnaître. Je ne sais pas où me mènera ce projet, mais ce que je sais est que je suis non seulement capable d’écrire un livre, mais j’ai besoin d’en écrire d’autres.

Nous devons faire confiance en la vie, mais je dirais qu’il faut être attentif à ce qui nous fait vibrer. Nous ne pouvons pas savoir tout ce qui se cache derrière une idée si nous n’allons pas y voir de plus près. Mon aventure a commencé par une envie de partager, l’écriture n’était que le moyen d’y arriver. Mes passions comme la lecture, mes besoins comme de vouloir aider m’ont emmené vers une essence de ma personne que je ne suspectais pas.

Je vous souhaite de continuer à écouter la petite voix qui vous pousse ou vous ramène toujours dans une certaine direction. Je dois confier que ça ne sera pas toujours facile de s’y abandonner, mais c’est la constance qui vous fera découvrir tout ce qui s’y cache.

Leçon du jour; nous trouvons toujours du temps pour ce qui est réellement important.

Bon cheminement😉

 

L’amour existe encore

En cette St-Valentin, il est certain que je pense à mon Amoureux. À notre histoire d’amour qui a commencé il y a plus de 18 ans. Vous savez ce qui a joué lors de notre rencontre où nous avons dansé notre premier «slow» officiel? My heart will go on!

C’est aussi à Céline que je pense aujourd’hui. Une première St-Valentin sans son Amoureux à elle. Mon coeur a eu beaucoup de peine pour sa perte. Je voulais vous en parler à ce moment mais j’étais trop émotive. Parce que de l’Amour, c’est beau, peu importe qui le vit, non? Ça donne de l’espoir à tous.

Si vous avez déjà été amoureux, vous savez bien aussi que l’amour, ce n’est pas parfait. Ce n’est certainement pas juste du chocolat, des fleurs et des bisous. C’est aussi des doutes, de la peine et de la patience. C’est certainement l’émotion qui nous fera le plus grand bien mais aussi celle qui nous fera le plus grand mal.

Mais une vie sans amour, vaut-elle la peine d’être vécue? Qui échangerait les montagnes russes d’une vie amoureuse contre un simple tour de carrousel? Même si je dois confier qu’en 18 ans les hauts et les bas de l’amour nous donne parfois envie d’aller se reposer dans le carrousel pendant quelques tours.

Hier soir, je regardais mon vidéo de mariage parce qu’une chanson d’église m’échappait. Je savais que c’était Céline qui l’avait chanté, et je la voulais pour nommer ce billet. L’Homme est venu se coller contre moi et nous avons regardé cette journée magique ensemble où tous les deux ne pouvions cesser de répéter comment nous ne changerions rien à cette journée qui demeure la plus spéciale dans nos coeurs.

Vous ne devinerez pas non plus qui chantait à mon mariage? Nul autre qu’Étienne Cousineau de la Voix, oui, oui. Notre répertoire était parfait pour lui. Et la chanson que je cherchais était: Quand on a que l’amour. Cette chanson prend tout son sens quand on veut célébrer l’amour, non?

Parce que parfois on a l’impression que l’amour c’est tout ce qu’il y a. Un sentiment bien profond qui nous rassure que tout va bien aller, qui nous donne confiance à la suite de notre histoire. Même si l’amour évolue au fil du temps, il est toujours bon se rappeler d’où il est parti.

Je sais, je suis une romantique. Peut être plus qu’une autre. J’aime l’amour, j’aime les coeurs, j’aime le rouge. J’aime croire que l’amour est plus fort que tout.

Leçon du jour; l’amour c’est un soleil qui nous réchauffe le coeur même quand il fait nuit.

Bonne St-Valentin😉

Je pense aussi à mes deux petits coeurs aujourd’hui même si j’avais envie d’écrire sur l’amour des amoureux… Je vous aime plus que tout au monde.

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Simplifier sa vie

En début d’année, comme plusieurs, j’ai de petits rituels qui me tiennent à coeur, j’en ai parlé ici. Parmi ceux-ci, je me choisis un mot-phare. Un mot qui me parle à ce moment, que j’ai envie de suivre, qui je souhaite saura me guider dans la nouvelle année.

Quand j’ai décidé du mot Simplicité, je ne savais certainement comment j’allais y arriver mais je savais que je souhaitais des changements dans ma vie. J’en avais assez d’être autant étourdie, de courir tout le temps mais surtout de sentir que je n’y arrivais pas, peu importe ma grande motivation à y arriver.

Il me semblait que de me simplifier la vie, ça allait m’aider. Depuis donc un peu plus d’un mois, mon mot et moi faisons équipe, il est devenu un ami imaginaire que je consulte en tout temps, surtout quand je sens qu’il n’y a rien de simple dans le moment. Il m’aide à faire les bons choix et plus je m’y réfère, plus ma vie devient simple.

Voici mes 10 grands avantages à me simplifier la vie:

  • J’ai plus de temps.
  •  Je suis moins stressée.
  •  Les décisions sont plus facile à prendre.
  •  Tout pèse moins lourd sur mes épaules.
  • Je suis plus organisée.
  • Je suis plus efficace.
  • J’ai plus de sous en banque.
  • Je suis plus patiente.
  • Ma maison est plus à l’ordre.
  • Et parce que ça vaut la peine de le répéter, j’ai plus de temps!

C’est extraordinaire que de choisir la simplicité. Mais je dois confier que la vie tentera par tous les moyens de vous compliquer la vie, il faut garder la simplicité à l’oeil.

Leçon du jour; plus je simplifie ma vie, plus je profite de la vie.

Bon cheminement😉

 

Culpabilité 101

Les petits bonheurs de la vie me maintiennent en vie. Parfois, je dois vraiment les voler à mon quotidien, qui serait sinon qu’obligations et responsabilités. Même si je réussis assez bien à me faire plaisir, je dois confier que la culpabilité n’est jamais loin derrière.

Pourquoi aurais-je le droit de profiter? Est-ce que je le mérite? Est-ce que j’ai travaillé assez fort? Vous le savez comment j’aime me comparer à Cendrillon qui doit tout faire sur sa liste avant d’aller au bal. Je suis Cendrillon, la vilaine belle-mère s’est sans doute mes croyances.

Puisque j’en ai assez de me culpabiliser, je tente de comprendre pourquoi. J’ai juste à regarder derrière et voir que tout s’est joué dans mon enfance; religion, éducation, valeurs de la famille et tout le reste qui peut modeler un enfant.

Ça me semble toujours bien noir ou blanc profiter ou non de la vie. Mes enfants font le parcours de catéchèse pour leur Première Communion, à notre dernière rencontre de parents, le curé nous demandait dans quelle catégorie nous étions: Ceux qui ont l’amour du plaisir ou ceux qui ont le plaisir de l’amour? Donc si nous aimons d’abord et avant tout, le plaisir passe nécessairement après, non? Il me semble que je n’aime pas moins quand je profite? Qu’est-ce que j’enlève à qui?

Est-ce possible d’accepter nos responsabilités sans se sacrifier? Pourquoi faudrait-il toujours renoncer? Au nom de quoi? Au nom de ceux qui ne profitent pas assez? Au nom de ceux qui ne peuvent pas? Au nom de ceux qui se donnent plus que nous? Au nom de nos parents qui ont tellement sacrifiés pour nous? J’ai du mal à trouver mais la petite voix de la culpabilité m’habite.

Parfois c’est la voix des autres aussi. Comme il y en a du jugement quand on profite de la vie. On mesure comment ce à quoi l’autre à le droit? J’ai deux enfants, je mérite plus que celle qui en a un et moins que celle qui en a trois? J’ai un enfant différent, je mérite certainement plus que celle qui a un enfant normal? Je suis mariée, j’ai donc moins le droit qu’une mère monoparentale, non?

Comme j’aimerais que cette mesure existe à quelque part. Voici ta vie, voici ce que tu mérites. Égal pour tout le monde. Plus besoin de se sentir coupable. Et pour ceux et celles qui ne profiteraient pas, comme ceux qui accumulent des Air Miles mais qui n’iront jamais nul part, je dis que ça devrait être obligatoire à prendre avant une certaine date.

Je sais que la vie c’est des choix. Il faut s’aimer et se respecter assez pour trouver ce qui nous convient. Ultimement, nos choix nous définissent. Parfois, nous ne faisons certainement pas les bons mais dans l’ensemble, nos petits bonheurs nous les avons bien mérités, non?

Leçon du jour; se responsabiliser ne veut pas dire se sacrifier.

Bon cheminement😉

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Aller à Cuba avec ma famille, un plaisir de la vie qui est difficile à résister même quand
la culpabilité est dans mon tout inclus !

Rêver dans la vraie vie

Je sais, je suis silencieuse par ici. Parfois, le silence est le seul mot qui me vient. Pourtant dans ma tête, dans mes lectures et même sur mon clavier, avec toutes mes idées non publiées, il y a des milliers de mots. J’écris même quand je ne publie pas.

Mais quand je suis beaucoup dans ma tête, c’est dangereux. Je me mets à rêver ou à m’en vouloir. Puisque vous n’avez pas envie d’entendre parler des «Pity Party» que j’entretiens avec moi-même, je préfère vous parler de mes rêves.

Des rêves, j’en ai tout plein. Il paraît que dans la vie, c’est une des trois choses dont nous avons tous besoin pour être heureux; quelque chose à espérer! Mais qu’arrive-t-il quand rêver ne semble pas s’accommoder avec le quotidien? Faut-il arrêter de rêver? Faut-il mette nos rêves sur une tablette? Faut-il changer de rêve? NON!!!

Un rêve pour moi est quelque chose de vital. Ça fait partie de nous, Ça habite au fond de nos tripes et vouloir les mettre de côté, c’est comme vouloir respirer sans poumons. Même si nous avons l’impression qu’il faut parfois remettre à demain le droit de rêver, il ne faut certainement pas oublier cette petite flamme qui définit qui nous sommes vraiment.

Dans le quotidien de la vie, surtout celui avec de jeunes enfants, ce n’est certainement pas facile de trouver de la place, pour ce qui peut sembler bien superflu, comparé à préparer trois repas jour, laver et plier les vêtements de la famille, s’assurer que notre maison soit «correcte» et d’organiser et gérer tout le reste mais NON!!!

Ce matin, moi et l’Homme nous avions envie de parler de nos rêves. Vous savez ces moments si rares en couple dans une maison où il y toujours mieux à faire. C’était mission presqu’impossible parce que fiston lui attendait son Papa, son jouet préféré, pour aller écouter un énième épisode de Batman.

Parfois, il semblerait qu’il faudrait vivre sa vie comme un robot pour être heureux. Mais qui en est capable? Peut être que de cette frustration naît les meilleures idées? Naît la détermination de trouver des solutions pour mieux rêver, mieux les réaliser?

Le temps qui passe, qui semble si souvent être notre pire ennemi est selon moi notre meilleur ami. Parce que même quand j’ai l’impression que je n’avance pas sur le chemin de mes rêves, je n’ai qu’à regarder en arrière pour réaliser le chemin parcouru. Ceci est vrai en tout, en passant…

Même si nous avons l’impression que ça n’ira jamais assez vite, vous connaissez mon analogie des petites graines que nous semons dans notre jardin, ça ne sert à rien de tirer sur les semis pour qu’ils poussent plus vite; il faut faire confiance en la nature. Dans la vie, il faut se faire confiance. Tout est comme il se doit.

Pas toujours facile à accepter. Il serait plus facile de baisser les bras. NON!!! Vous en croisez tous des gens qui semblent s’être résigné dans la vie, croyez-moi, ils ne sont pas heureux. Jasez leur des rêves qui les ont déjà habités et vous verrez apparaître des étincelles dans leurs yeux, pourtant sans éclat quelques minutes plus tôt.

Je vais donc continuer de rêver dans la vraie vie. Celle où parfois j’ai l’impression que je dois remettre à demain mais où je suis consciente que chacune de mes petites actions vaut mieux que la plus grande intention, celle où je sais que chaque petit pas compte mais surtout celle où je sais que c’est la seule que j’ai, donc je veux qu’elle compte.

Leçon du jour ; ne jamais remettre à demain le droit de rêver.

Bon cheminement😉